« Le Fils », c’est une galerie d’un
portrait,
dont le modèle n’est pas déposé, ni
posé.
Des témoins que rien, releveurs de pistes brouillées, parlent des
traces in-débiles que le Fils a semées
dans leur vie.
Pour être plus précis, quelqu’un, quelque part,
a vécu quelque chose avec quelqu’un, quelque chose
qui ressemble à autre chose avec quelqu’un d’autre et qui
dérange quelque part. Vous suivez ?
C’est simple.
Multiplié par des dizaines de menteurs.
C’est vous, c’est nous, c’est la vie, c’est formidable
et si quelqu’un n’a jamais menti, qu’il
lève la main et qu’on la lui coupe !
Le Fils, c’est le droit d’être tous pareils dans le besoin
de la différence… Une façon de se
croire éternels.
Le Fils est mort ? Non, il repassera par là.
Avec un grand éclat de rire à fendre l’âme
au râle.
La mise en acte est bleue, avec garniture, coupée en tranches de vie.
Sur un plateau bordé, la sauce sacrée monte
en ébullition avec, pour chaque actant, une variété de
caractères gras ou légers.
(RB)
|